Nouveaux membres 2021

Doctorant.e.s

2021_nouveaux_Capdevielle Juliette Capdevielle

Elle entre en première année de thèse suite à un parcours éclectique, allant de l’architecture à la Préhistoire. Ses travaux, encadrés par François Bon et Vincent Mourre, portent sur les systèmes techniques lithiques témoignant d’une production de grands éclats-supports durant le Pléistocène moyen récent, dans le sud-ouest de l’Europe et les espaces voisins : le reste du continent au nord de la Garonne et le Maghreb au-delà de la Méditerranée. L’étude des chaînes opératoires de débitage de grands supports peut-elle aider à caractériser des transmissions de savoir-faire intra et inter-régionales, de part et d’autre de la Méditerranée ou du bassin de la Garonne, durant cette période charnière ? Quelle est l’implication de ce pan technologique dans les trajectoires techniques ayant abouti à l’émergence du Paléolithique moyen au sein de ces différentes aires géographiques ? Afin de répondre à ces questions, la variabilité des chaînes opératoires de grand débitage dans ces contextes spatiaux et temporels sera étayée, en diachronie comme en synchronie, de même que l’influence de la disponibilité en matières premières sur ces productions et la place techno-morpho-fonctionnelle des grands outils sur éclats parmi l’outillage associé.

Contact : jucapdevielle@gmail.com

2021_nouveaux_Charignon Andrea Charignon

Ses travaux consistent à questionner l’unité/diversité du monde celtique par l’étude des réseaux socio-culturels et de la diversité potentielle des cultures matérielles. Co-dirigée par Pierre-Yves Milcent et Sandra Péré-Noguès et tutorée par Marilou Nordez, sa thèse s’attache à renouveler l’approche des sociétés celtiques au prisme d’une lecture paléo-sociologique des costumes funéraires dans le Nord de la France à l’âge du Fer (VIe-IIIe s. av. n. è). Pour cela elle s'appuie sur une analyse fine de gisements funéraires sélectionnés pour leur qualité documentaire au sein du Bassin parisien et ses marges, pour articuler l’analyse autour de 3 axes croisant plusieurs échelles : la sépulture, la nécropole, la micro-région et l’interrégion. Cette approche multiscalaire permet la production d’une analyse des identités individuelles et collectives, réalisée à l’aune du contexte socio-économique. Ses thématiques de recherches se concentrent donc sur les pratiques funéraires protohistoriques et notamment sur le mobilier accompagnant les individus dans la mort, qu'elle explore selon un angle typo-chronologique, culturel, économique et social. Les notions d’expressions du genre et des classes d’âges par la culture matérielle y sont centrales.

Contact : andrea.charignon@hotmail.fr

2021_nouveaux_Gicqueau Arthur Gicqueau

Il s’intéresse à l’évolution, à la variation biologique et aux pratiques mortuaires des populations humaines eurasiatiques du Pléistocène moyen et récent, avec une attention particulière pour les membres de la lignée néandertalienne. Son projet de recherche doctoral, co-dirigé par Sandrine Costamagno et Kseniya Kolobova se concentre sur l’étude des restes humains néandertaliens mis au jour dans la grotte de Chagyrskaya (Altaï, Russie) en vue de discuter l’origine de leur accumulation et leur histoire peri-mortem. Il s'agit de la plus importante collection paléoanthropologique de Sibérie avec plus de 70 restes infra-crâniens, crâniens et dentaires découverts isolés et mélangés à un assemblage faunique conséquent. Afin de déterminer qui, des humains ou des grands carnivores sont responsables de leur dépôt, il mène une analyse taphonomique comparative entre les fossiles néandertaliens et les vestiges fauniques provenant des mêmes niveaux archéologiques pour détecter un mode d’enfouissement semblable ou différent entre ces deux corpus. Il réalise, par ailleurs, une étude morphométrique 3D des dents humaines issues de ce gisement pour mieux cerner la variabilité morphologique et détecter les potentielles particularités évolutives des Néandertaliens de Chagyrskaya relativement à leurs contemporains ouest-européens. Cette approche interdisciplinaire, combinant les méthodes utilisées en archéozoologie et l’anthropologie biologique permettra de documenter différents aspects du mode de vie (relations avec les grands carnivores, pratiques mortuaires) ainsi que la biologie de la population néandertalienne la plus orientale connue à ce jour.

Contact : arthur.gic@hotmail.fr

2021_nouveaux_FAngesom_carre Friyat Angesom Kidane

Friyat Angesom Kidane est maître de conférences en archéologie et gestion du patrimoine à l'université d'Aksum, en Éthiopie. Elle s'intéresse principalement à l'utilisation de combustibles pour les activités métallurgiques et domestiques aux périodes médiévale et contemporaine : le cas de la région de Konso, en Éthiopie du Sud, sous la supervision de Caroline Robion-Brunner. Konso est la région parfaite pour étudier l'utilisation du combustible dans une approche diachronique et interdisciplinaire. La fonte traditionnelle du fer est une tradition en voie de disparition en Éthiopie et dans d'autres régions d'Afrique. Il est donc très important de documenter une telle tradition avant qu'elle ne disparaisse complètement. L'étude aidera également à comprendre l'histoire culturelle de la technologie du fer dans la région et à reconstruire le paléoenvironnement pré-médiéval et médiéval de la région par des approches anthracologiques, archéobotaniques et ethnoarchéologiques.

Contact : friatangesom@gmail.com

2021_nouveaux_Lacombe Jean-Paul Lacombe

Jean-Paul Lacombe est docteur en médecine et en anthropologie biologique de l’Université Bordeaux 1. Il a soutenu en 2000 une thèse portant sur les premiers peuplements de la côte pacifique des Andes péruviennes, sous la direction B. Vandermeersch et C. Chauchat. Les restes humains étudiés (12 000 BP) sont issus de sépultures mises au jour dans les quebradas Cupisnique et Santa Maria, proches de Trujillo. Avant de débuter son nouveau projet doctoral au sein de l'UMR 5608 TRACES, il était aussi chercheur associé à l'UMR 5199 PACEA, chargé de cours d’anthropologie biologique de l’Université Bordeaux 1 de 1976 à 1979 et il collabore depuis 1985 avec l’INSAP de Rabat - Maroc, pour l'encadrement d’étudiants. Cette nouvelle thèse, sous la direction de Thomas Perrin et la codirection de Bruno Maureille, lui permet de regrouper ses travaux sur la nécropole néolithique de Rouazi-Skhirat (5ème millénaire a. n. e.), près de Rabat (Maroc) et sur d’autres sites néolithiques marocains. La fouille de cette nécropole, menée par J.-P. Daugas et F.-Z. Sbihi-Alaoui, a permis la mise au jour de 87 tombes, avec une forte proportion d’immatures. Cet ensemble funéraire met, entre autres, en évidence des « regroupements » de sépultures dénommés « unités conceptuelles ».

2021_nouveaux_laurent Antoine Laurent

Après cinq années à travailler sur l’acquisition et l’enregistrement de sites archéologiques en 3D au sein du laboratoire TRACES, il entame une thèse interdisciplinaire avec l’équipe REVA de l’UMR IRIT. Encadré par Jean-Denis Durou (IRIT) et Carole Fritz et tuteuré par Vincent Ard, le projet ADI s’appelle Archaeoroom : la 3D au service du patrimoine archéologique pour son étude et sa conservation dans la science ouverte. Dans le cadre de leurs missions, les acteurs du patrimoine sont confrontés à l’évolution volumétrique et surfacique des sites, des vestiges et des objets. Un suivi temporel en 3D s’impose tant pour la recherche que pour des fins de diagnostic sanitaire, de conservation et de valorisation. S’appuyant sur des pratiques actuelles de numérisation par photogrammétrie en archéologie et sur le LabCom Alicia-Vision, il entend combiner les techniques de reconstruction 3D géométrique et photométrique pour atteindre une précision et une résolution 3D suffisantes pour l’étude du patrimoine. Une fois ce verrou méthodologique résolu, il sera développé un processus itératif de suivi temporel de l’évolution volumétrique à partir d’archives anciennes et de celles nouvellement constituées.

Contact : antoine.laurent@univ-tlse2.fr

2021_nouveaux_Morel Alix Morel

Sa thèse, effectuée sous la direction d’Alexandra Dardenay, porte sur les portraits de femmes dans la peinture romaine (Ier s. av. J.-C. - IIIe s. ap. J.-C.). L’étude du portrait peint antique constitue un thème transversal et son examen recouvre plusieurs axes de recherche. Genre artistique majeur ayant traversé les époques, son étude renvoie à la notion d’identité et aux différents critères de représentation qui ont trait à l’iconographie, à la stylistique et à l’esthétique. Si l’étude du contexte de création du portrait s'intéresse au sujet représenté, l’identification des conditions économiques, sociales et matérielles qui ont permis la création de l'œuvre constitue une part fondamentale pour sa compréhension. La mise en confrontation des portraits peints sur les murs des demeures vésuviennes réalisés entre le Ier s. av. J.-C. et le Ier s. ap. J.-C. avec les artefacts réalisés en Egypte romaine entre le Ier et le IIIe s après J.-C. - dits "portraits du Fayoum" - pose la question de la contextualisation de ces représentations. L’examen des portraits vésuviens et de leur localisation au sein des maisons est intrinsèquement lié à l’étude des espaces domestiques et de leurs usages et ce, dans une perspective anthropologique. Par ailleurs, ces représentations se doivent d’être appréhendées à la lumière des spécificités de la société romaine et, plus particulièrement, de la place du féminin en son sein.

Contact : alixmorel@gmail.com

2021_nouveau_SakafoulsouDanga Andre Le Roi Sakafoulsou Danga

De nationalité camerounaise, ses recherches doctorales, réalisées sous la direction de Caroline Robion-Brunner et Jessie Cauliez, portent sur les traditions céramiques « Sao » depuis le néolithique dans la vallée du Logone (Cameroun-Tchad). Son parcours en archéologie et gestion du patrimoine dans les universités camerounaises, cumulé à une solide formation en Master Erasmus Mundus TPTI au sein des Universités Européennes - Paris I Panthéon Sorbonne (France), Evora (Portugal), Padova (Italie) - lui ont permis d’aborder des thématiques diverses. De l’archéologie des paysages à la gestion des patrimoines, de l’étude des strates du sol à l’écriture de l’histoire africaine, ses travaux se focalisent sur un terrain actuellement peu exploré et tentent de revisiter l’inégalable contribution des équipes scientifiques multidisciplinaires qui ont posées, depuis les années 1940, les jalons référentiels d’une chronologie régionale aux scénarios culturels buissonnants. Sur cette lancée, il tente d’actualiser le matériel archéologique des impressionnantes séries des collections du Musée du Quai Branly à Paris, du Muséum d’Histoire naturel de la Rochelle, des musées camerounais et tchadien, auxquelles il associe la mémoire vivante des potières par l’exploration ethnoarchéologique des chaînes opératoires.

Contact : andreleroisakafoulsoudanga@gmail.com

2021_nouveaux_Thabard Camille Thabard

Depuis près d’un siècle, l’Afrique australe, l’Afrique du sud et le Cradle of Humankind (province de Gauteng) en particulier, ont fait l’objet de nombreuses recherches paléontologiques et paléoanthropologiques visant à caractériser les contextes écosystémiques au sein desquels les homininés anciens (Australopithecus, Paranthropus, Homo) ont évolué. En dépit de recherches abondantes, la niche écologique des homininés anciens (ex. prédateur primaire, opportuniste, proie) demeure méconnue. Les carnivores, de par leur position de compétiteurs, jouent un rôle majeur dans l’évolution comportementale des homininés. Sa thèse, réalisée sous la direction de Laurent Bruxelles et Jean-Baptiste Fourvel, propose de caractériser les contextes paléoécosystémiques et définir la niche écologique des homininés à travers le prisme des guildes de carnivores. Cette étude intègre l’examen de séries paléontologiques diachroniques (entre 3 et 1,5 Ma) d’Afrique du Sud, du Botswana, de Namibie et du Mozambique. L’analyse paléontologique de ces ensembles conduit à la caractérisation des guildes de prédateurs (diversité spécifique, paléobiologie, biochronologie) tandis que l’approche écomorphologique vise à l’évaluation du statut paléoécologique des espèces prédatrices. Ces données propres aux faunes de carnivores favoriseront la caractérisation des réseaux trophiques, leur évolution au cours du temps et la reconnaissance du statut paléoécologique des homininés, proposant à terme une réelle cartographie des écosystèmes anciens à la charnière entre Pliocène et Pléistocène pour l’ensemble de l’Afrique australe.

Contact : camille.thabard@gmail.com

2021_nouveaux_VanDeLuitgaarden Angélique Van De Luitgaarden

Elle entame une thèse sur l’alimentation en eau des villes au Moyen-Âge et à l’époque moderne, proposant d’évaluer l’adaptation des populations à leur environnement et aux événements climatiques afin d’assurer un approvisionnement en eau pérenne. Ce projet, intitulé Entre Atlantique et Méditerranée, modalités et stratégies adaptatives de l’approvisionnement en eau dans les villes médiévales et modernes du sud-ouest de la France, est encadré par Laurent Bruxelles et Florent Hautefeuille. Il se construit autour d’une démarche en géoarchéologie urbaine visant à réaliser, d’une part, une synthèse relative aux aménagements d’alimentation en eau (puits, fontaines, citernes, etc.) et d’autre part, une analyse des facteurs à l’œuvre dans l’organisation de l’approvisionnement en eau. Cette démarche interdisciplinaire devrait permettre d’appréhender les dynamiques socio-économiques, politiques, environnementales et climatiques rentrant en compte dans la gestion de l’alimentation en eau urbaine et, elle l’espère, de dégager des tendances régionales ou locales, en fonction des héritages antiques ou de la présence de certaines institutions. À terme, il s'agit d'un projet qui s’intéresse à une question aussi cruciale aujourd’hui qu’au Moyen-Âge : comment permettre un approvisionnement en eau pérenne et sain pour une population importante ?

Contact : angelique.vandeluitgaarden@outlook.fr

Stagiaires doctorant.e.s

2021_nouveaux_Canto Ana Canto Nunez

Ana Canto Nunez est doctorante à l'Université de Valence. Le thème central de sa thèse est l'étude de l'art rupestre paléolithique de la Cova de les Meravelles (Gandía, Valence). Elle collabore également à la révision des plaquettes peintes de la Cova del Parpalló et d'autres pièces d'art mobilier de la Méditerranée ibérique.  Elle est membre du groupe de recherche PREMEDOC de l'Université de Valence. En stage avec Camille Bourdier et Esther Lopez-Montalvo, elle vient perfectionner sa formation aux méthodes de documentation de l'art rupestre et au traitement des images.

Contact : Ana.Canto@uv.es

2021_nouveaux_Lozano Nestor Lozano-López

Néstor Lozano-López est doctorant au département de préhistoire et d'archéologie de l'Universidad Nacional de Educación a Distancia (UNED, Espagne). Son projet de doctorat porte sur la poterie néolithique du plateau sud de la péninsule ibérique centrale, qu'il étudie en appliquant différentes techniques analytiques. Son mémoire de Master (Master sur la préhistoire et l'archéologie à l'Universidad de Cantabria, 2018-2019) a obtenu le prix "Don Juan Manuel" pour les jeunes chercheurs 2020. Il est actuellement en stage sous la supervision de Claire Manen. Il est le chercheur principal du projet de recherche "Les premiers agriculteurs du Prebético Externo : étude carpologique et chronologie du site néolithique de Pico Tienda III (NeoCrono)". Il collabore également à différents projets : "AtCoast : Technologie de la poterie sur la côte atlantique de la péninsule ibérique au cours de la Préhistoire tardive (vers 6 000-3 000 av. J.-C.)" (dir. : Miriam Cubas, UAH) ; "L'art préhistorique du Campo de Hellín" (dir. : Mónica Solís, UNED) ; et "Le passé depuis une nouvelle dimension... Enseigner et apprendre la Préhistoire en utilisant des répliques 3D de matériaux archéologiques" (dir : Íñigo García-Martínez de Lagrán, UNED).

Contact : nestor.lozano.lopez@gmail.com

2021_nouveaux_SMartinez Silvia Martínez Amorós

Silvia Martínez Amorós est diplômée en histoire (2010) et en archéologie professionnelle et gestion du patrimoine historique (Master 2016) de l'Université d'Alicante (Espagne). Elle est actuellement doctorante, avec un contrat de recherche (FPU-UA2018) à l'Institut Universitaire de Recherche en Archéologie et Patrimoine Historique (INAPH) de l'Université d'Alicante. Elle est en stage sous la supervision de Claire Manen. Son principal thème de recherche est centré sur l'étude des productions céramiques néolithiques de la fin du 6e et du 5e millénaire av. J.-C. dans le Levant de la péninsule ibérique. L'objectif est de caractériser les différents assemblages de céramiques d’un point de vue typologique, technologique et décoratif puis, en les comparant, de déterminer les éventuels processus de transformation sociale, les identités culturelles, les connexions et les échanges entre ces populations.

Contact : silvia.24ma@gmail.com

2021_nouveaux_SanzRoyo Alicia Sanz Royo

Originaire de Saragosse (Espagne), elle a obtenu un diplôme en géologie et fait ensuite un master en évolution humaine. En 2019, elle a commencé sa thèse de doctorat en archéologie préhistorique à l'Université de Cantabrie (Espagne), au sein du projet ERC SUBSILIENCE. Elle est rattaché au groupe I+D+i EVOADAPTA (Evolución Humana y Adaptaciones Económicas y Ecológicas durante la Prehistoria) ainsi qu'au département des sciences historiques de l'Université de Cantabrie (Santander, Espagne). Ses recherches portent sur l'analyse zooarchéologique de la macrofaune de différents sites à la transition entre le Paléolithique moyen et le Paléolithique supérieur dans le nord de la péninsule ibérique, dans le but d'identifier et de comparer les stratégies de subsistance des derniers Néandertaliens et des premiers Humains anatomiquement modernes qui ont occupé ce territoire. Elle est actuellement en stage de recherche sous la supervision d’Émilie Berlioz. L'objectif de ce séjour est d'apprendre à analyser les micro-stries des dents de différentes espèces d'herbivores provenant de certains des sites archéologiques où ont vécu les Néandertaliens et les premiers Homo sapiens. Grâce à cette analyse, elle espère pouvoir déterminer quels végétaux ces animaux ont consommé dans les jours précédant leur mort. Cela permettra d'en savoir plus sur le paysage, le climat et l'environnement de l'époque, et de déterminer si ces facteurs ont pu affecter les stratégies de subsistance de ces deux espèces humaines.

Contact : alicia.sanzroyo@unican.es

Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherche

2021_nouveaux_GHeimlich Geoffroy Heimlich

Docteur en archéologie et en histoire, il est coresponsable, avec Clément Mambu Nsangathi, de la mission archéologique franco-congolaise « Lovo », en République démocratique du Congo, soutenue par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le Ministère de la Culture. Il est spécialiste des arts rupestres africains, en particulier de la zone intertropicale. Son projet est le résultat de quinze années de recherches archéologiques dans le massif de Lovo. Il est soutenu depuis 2016 par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et depuis 2019 par le Ministère de la Culture. Il est réalisé en collaboration étroite avec l’Institut des Musées Nationaux du Congo, l’instance congolaise en charge de la protection du patrimoine culturel. L’équipe qui travaille dans cette direction regroupe actuellement treize étudiants et chercheurs congolais et français. Pour donner un aperçu du massif de Lovo, il faut imaginer que sur environ 430 km² se dressent des centaines de massifs calcaires au relief spectaculaire, percés de nombreuses grottes et abris-sous-roche. Avec cent dix-sept sites inventoriés (dont vingt grottes ornées), le massif de Lovo contient la plus importante concentration de sites rupestres de toute la région, ce qui représente plus de 5 700 images rupestres. Rappelons également que le massif de Lovo se trouve dans le nord d’un ancien royaume africain, le royaume de Kongo. Même si ce royaume est, à partir de 1500, l’un des mieux documentés de toute l’Afrique tant par les sources historiques que par les sources ethnographiques et anthropologiques pour les périodes plus récentes, il reste en partie méconnu sur le plan archéologique. Geoffroy Heimlich et son équipe ont donc entrepris leur recherche pour pallier à certaines de ces lacunes. Leur travail contribue également à alerter sur la nécessité du classement et de la préservation de ces ensembles remarquables, menacés par l’exploitation industrielle des massifs.

Contact : geoffroy.heimlich@univ-tlse2.fr

Chargée de recherche CNRS

2021_nouveaux_Deschamps Marianne Deschamps

Ses recherches portent sur la caractérisation des comportements socio-économiques des sociétés néandertaliennes du Sud-Ouest de l'Europe à travers l’étude des industries lithiques où la continuité des peuplements constitue un atout pour cerner les changements sur le temps long et aborder une réflexion (1) sur la nature des changements au sein de ces sociétés entre les stades isotopiques 5 et 3 ; et (2) sur les facteurs intrinsèques ayant entrainés leur extinction. Des travaux diachroniques sur des séquences au cadre chrono-stratigraphique récemment renouvelé permettent notamment d'aborder ces questions et de préciser nos connaissances en particulier pour le MIS 5 (Postdoc Fyssen 2016 ; FCT 2019). En parallèle, une approche synchronique des technocomplexes lithiques à plusieurs points-clés de la chronologie permet également de proposer une géographie de ces groupes (PHC 2018 ; subvention Fyssen Morph-Axe 2019). L’identification des réseaux techno-économiques, des territoires et l’interprétation des stratégies de mobilité qui en découlent donneront la possibilité de caractériser les modalités des variations régionales des industries perceptibles au MIS 3. Ces variations spatio-temporelles marquées à la fin de la période considérée doivent être pensées comme le résultat d'un processus dynamique dont les causes restent encore à identifier.

Contact : mardesch1690@gmail.com

Assistant ingénieur

2021_nouveaux_LBordes Luc Bordes

Issu d’une formation initiale en chimie organique qui l’ont conduit au CNRS dans le domaine de la biologie, il a développé son intérêt pour l’archéologie par passion, d’abord sur des chantiers archéologiques concernant l’antiquité, puis en approfondissat cette expérience par des recherches personnelles qui l’ont amenées à expérimenter un panel de techniques préhistoriques. Ses compétences de laboratoire sont centrées autour de la microscopie et de la spectroscopie, et en particulier la microscopie Raman qu’il a pu utiliser le plus récemment pour l’analyse de micro-résidus sur des outils lithiques. Il est titulaire d’une thèse de doctorat en archéosciences (Analysing micro residues on prehistoric stone tools by Raman microscopy and determining their origins préparée entre 2015 et 2018 à l’Université de Wollongong, Australie). Il a été de 2002 à 2015 assistant ingénieur CNRS au laboratoire des Protéines Transductrices d'Energie de l’Institut biologie et technologie de Saclay (URA2096 CEA Saclay, Gif sur Yvette). Puis, de 2018 à 2020, assistant ingénieur CNRS à la plateforme d'imagerie FR3450 CNRS (Pôle de biotechnologie végétale, Castanet Tolosan). Ses activités au sein du laboratoire concerneront le contrôle de l'accès aux salles et aux appareillages, l’utilisation, la maintenance et l’entretien du parc d'appareillages (de prélèvement, de préparation des échantillons, d'observation et de caractérisation), la formation des utilisateurs (chercheurs et étudiants) aux techniques de caractérisation et à l'emploi des appareillages.

Contact : luc.bordes@univ-tlse2.fr