Présentation et historique

TRACES est un laboratoire (UMR 5608) du CNRS, de l’université Toulouse II Jean-Jaurès et du Ministère de la culture et de la communication, conventionné avec l’EHESS, l’INRAP et le service d’archéologie de Toulouse-Métropole. Son nom provient initialement d’un acronyme, dont le développement est Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés.

Il regroupe près de 200 membres, dont une soixantaine de doctorants, qui sont impliqués dans la recherche, la médiation auprès du grand public et la formation des étudiants, à des échelles nationales et internationales. Techniques et technologies, productions matérielles, histoire du peuplement, formes de l’habitat, systèmes économiques, expressions symboliques et funéraires, exploitation des ressources, comportements alimentaires, etc. sont ainsi interrogés depuis la Préhistoire jusqu’à la fin de l’époque médiévale, notamment en Eurasie et en Afrique.

Quatre équipes de recherche sont à vocations chronologiques : deux équipes de Préhistoire (ancienne et récente), une équipe regroupant les spécialistes de la Protohistoire et de l’Antiquité et une équipe dédiée à l’étude des périodes médiévales. Deux équipes sont plus thématiques : l’une est tournée vers l’étude du métal et l’autre s’intéresse à l’archéologie et à l’histoire de l’Afrique. Deux ateliers (l’un dédié à l’art et à la couleur et l’autre aux archives des archéologues) et un axe transversal (dédié à la géoarchéologie) permettent des collaborations trans-chronologiques.

Sous sa forme actuelle, TRACES résulte du regroupement de deux équipes antérieures, l’UTAH (université Toulouse II Jean-Jaurès et CNRS) et le CRPPM (EHESS, CNRS), qui ont chacun une longue histoire entamée dans les années 1970. Pour en savoir plus sur ces deux entités et l’histoire de leur rapprochement :

 

Ces textes rappellent les étapes importantes de l’histoire du laboratoire. Ils sont aussi les témoins des grandes trajectoires institutionnelles, disciplinaires et intellectuelles qui ont présidé à la formation d’un grand laboratoire à l’échelle française et européenne.

Depuis 2007, sous les directions successives de Michel Barbaza (à partir de 2007), Pierre Moret (à partir de 2011), François-Xavier Fauvelle (à partir de 2014) et Nicolas Valdeyron (à partir de 2017), le laboratoire a entamé une série de transformations de structure : très forte croissance de ses membres, installation dans de nouveaux locaux, constitution d’une plateforme technique et scientifique unique en France (plateforme ArchéoSciences).

Porté par cette dynamique, TRACES a aussi connu un vaste élargissement de la couverture chronologique et géographique de ses recherches, une multiplication de ses chantiers archéologiques en France et à l’étranger, et une attractivité croissante, qui en fait aujourd’hui l’un des principaux pôles de compétence, d’enseignement et d’expertise en archéologie à l’échelle nationale et internationale.