TERRAE - Archéologie et histoire des sociétés médiévales méridionales


FouilleursL’ancrage de Terrae est celui d’un grand Sud-Ouest, de l’Atlantique au Rhône, renforcé par des liens avec l’Espagne et l’Italie. Ces terres multiples sont appréhendées à travers une pluridisciplinarité nécessitée par la mixité scientifique des objets, la très large diachronie de leur traitement, bien au-delà du coeur médiéval qui a fondé l’équipe. La collaboration entre archéologues et historiens est une vraie valeur ajoutée dans la recherche, qui se retrouve dans la codirection de masters et de thèses. Cette coopération cherche continuellement à se rénover et à s’enrichir par des méthodes d’investigation et des synergies avec d’autres secteurs de la recherche, en particulier les sciences dures. L’acquisition et le traitement de données est devenu un axe essentiel, tant par la mise en place d’une collection d’édition de sources historiques, que par le développement d’une plate-forme technique innovante. 
 

Le projet construit en 2014 visait à intégrer l’ensemble des travaux de l’équipe dans une démarche collective et interdisciplinaire, à créer un programme structuré, non pas par des sous-équipes, mais par la participation croisée des uns et des autres à des thèmes, des terrains et des méthodes mis en commun.

Modélisation des réseauxSur le plan des problématiques, trois axes prioritaires avaient été dégagés : la transition Antiquité-Moyen Âge, la gestion sociale et matérielle des terres et des sols, les mondes urbains du second Moyen Âge. Du point de vue des terrains, la nouveauté consistait à les définir par des angles d’approche différents à l’articulation des temps, des espaces et des institutions : le XIIIe siècle toulousain, les espaces monastiques et canoniaux, les Pyrénées, la vallée de la Garonne. Concernant les méthodes, l’enjeu était de construire et de mettre en œuvre une réflexion historiographique et épistémologique intégrant les perspectives radicalement neuves ouvertes par l’apport des outils numériques : sur l’édition des sources de toutes catégories, sur la modélisation des réseaux et sur le traitement des dynamiques spatiales.

 
Bilan 2014-2019
Le bilan aurait pu être présenté autour des terrains et des chantiers sur lesquels nos recherches se concentrent, se confrontent et se restructurent, ou autour des méthodes dont la mise en œuvre occupe beaucoup de nos discussions collectives. L’image globale des résultats obtenus en serait quelque peu différente, mais tout aussi juste et complémentaire. Pour éviter les répétitions, on s’en tiendra ici à une présentation suivant les axes problématiques mis en avant dans le projet. De la même façon, la définition du projet structurant « Usage social des sols dans les pays de Garonne au Moyen Âge », dans le projet soumis en 2014 en réponse à une demande de la direction de TRACES, nous a permis de mettre en valeur l’armature de la recherche commune à l’équipe et la synergie des actions en cours et projetées. Pour cette raison, et bien que sa définition reste d’actualité, le projet structurant ne nécessite pas un bilan spécifique.

Quelques opérations en cours

Période  Nom du site  Responsable  Années
diachronique TAHMM (Télédétection Archéologique en Haute et Moyenne Montagne) C. Calastrenc depuis 2018
diachronique Moissac
(Opération d'archéologie urbaine, étude d'une ville d'origine monastique)
B. Lefebvre depuis 2014
diachronique REPERAGE
(Recherches sur les Espaces, le Peuplement et les Réseaux Anciens de la Garonne)
N. Poirier et F. Hautefeuille depuis 2014
diachronique PCR "Entre plaine et montagne, la vallée du Sor au Moyen Age" B. Pousthomis depuis 2018
13e siècle "XIIIe siècle toulousain" R. Viader depuis 2013
diachronique DEPART
(Dynamique des Espaces Pyrénéens d'Altitude)
C. Rendu et C. Calastrenc depuis 2014
IXe-XVe s. Connaissance, conservation et mise en valeur touristique du Patrimoine cambodgien de la province de Battambang N. Pousthomis depuis 2016