Travaux et Recherches Archéologiques
sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés
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Diversité et complémentarité


Cet axe de recherche aborde les questions de la diversité et de la complémentarité sociales en Afrique. Les recherches qui y sont menées invitent à s’interroger sur la nature des réponses apportées par les groupes humains confrontés à un milieu naturel changeant, à la fois dans la synchronie et dans la diachronie. Ces interactions Homme-Milieu qui prennent des formes diverses sont au cœur de plusieurs projets portés par le pôle Afrique.

 


Depuis 2007, à la demande de l’Université du Witwatersrand (Johannesburg), L. Bruxelles dirige l’étude géologique dans les principaux sites du « Berceau de l’Humanité » (ainsi nommés par l’UNESCO en 1999) : Sterkfontein, Kromdraai, Swartkrans et Coopers (Gauteng, Afrique du Sud). Par la combinaison d’approches géologiques, géomorphologiques, stratigraphiques, micromorphologiques et géochimiques, il a pu être démontré que l’Afrique du Sud constitue, au même titre que l’Afrique de l’Est, un berceau de l’Humanité. Les fossiles y sont cependant beaucoup plus nombreux et surtout dans un excellent état de conservation à l’image de l’australopithèque Little Foot découvert en connexion ! Ce travail interdisciplinaire a permis de réviser les modalités d’évolution mais aussi l’âge de ces fossiles clés pour la connaissance de l’origine de l’Homme. Au-delà des problématiques de datation les conditions paléoenvironnementales de cette évolution ont donc été précisées, en lien directe avec l’histoire du climat et du paysage.

 


La période du « Late Stone Age » (LSA) d’Afrique de l’Est (20000 - 3000 BP) revêt une grande importance : lors de sa phase ancienne, les dernières populations de chasseurs-cueilleurs nomades sont les acteurs d’importantes transformations technologiques vis-à-vis de leurs prédécesseurs du « Middle Stone Age » (MSA), transformations qui accompagneront ensuite aux environs de 5000 BP, une évolution socio-économique au travers de l’adoption de l’agriculture et de l’élevage (Néolithique). En l’état actuel des données disponibles, il est difficile d’établir la séquence précise au cours de laquelle ces changements se sont accomplis. En dépit de son importance pressentie, l’Éthiopie participe insuffisamment aux débats relatifs à cette période en Afrique de l’Est comme, plus généralement, à l’échelle de ce continent. La mission Archéologie préhistorique dans la région des lacs d’Ethiopie dirigée par F. Bon s’attache à préciser le rythme et les modalités de la transition opérée entre les sociétés du MSA et du LSA, l’existence éventuelle de populations spécialisées dans l’économie de pêche lors des premiers millénaires de l’Holocène comme le processus de néolithisation intervenu ultérieurement au cours de cette période.
 


Les régions sahélo-sahariennes constituent d’excellents observatoires de l’évolution des changements climatiques depuis la fin de la préhistoire et de leurs conséquences sur les communautés humaines et animales. Les études des bestiaires rupestres gravés ou peints dans les zones centrale et occidentale du Sahara permettent à M. Barbaza de réfléchir sur les genres de vie de populations confrontées progressivement à des conditions de vie d'abord extrêmement favorables puis de plus en plus marquées par l'aridification généralisée de cette partie de l’Afrique de l’Ouest et d’apporter de nouveaux éléments sur la question du pastoralisme et du nomadisme.
 


Dans la littérature scientifique, la sidérurgie traditionnelle en Afrique de l’Ouest est souvent présentée comme une des activités humaines ayant entraîné le plus de dégradation du paysage. Les recherches précédentes ne prenaient pas en compte d’une part que le bois est une ressource renouvelable et que les Anciens étaient capables de mettre en place des stratégies de gestion de leurs ressources. Le projet ANR JC SIDERENT dirigé par C. Robion-Brunner et qui a démarré en 2014 s’attache à reprendre cette question en mobilisant plusieurs disciplines (ethnologie, archéologie, archéométrie, géologie, géographie, anthracologie), et en s’interrogeant sur les dimensions sociale, rituelle et symbolique, la nature des ressources utilisées, les technologies employées et le contexte économique et politique dans lequel s’est développée la production sidérurgique.
 


 

 

 





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