Quand une grotte devient archive

Publié le 27 juillet 2026 Mis à jour le 27 juillet 2026
du 27 juillet 2026 au 17 août 2026
2026027_these_Pallier mas azil
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Publication de la thèse de C. Pallier

La grotte du Mas d’Azil est un enregistreur à très haute résolution des réponses hydrosédimentaires de l’Arize, rivière qui la traverse, aux fluctuations climatiques depuis l’avant-dernier cycle glaciaire. La dynamique du cours d’eau a conditionné non seulement la présence d’occupations humaines durant le Paléolithique supérieur mais aussi la conservation ou non des sites archéologiques. À l’échelle de la grotte, décrypter et croiser les informations sédimentaires et archéologiques permet de restituer l’évolution du paysage souterrain que les populations du Paléolithique supérieur ont connu. Ces archives sédimentaires en milieu karstique permettent aussi de renseigner les dynamiques fluviales et sédimentaires ainsi que les conditions paléoclimatiques à une échelle plus importante, celle de la vallée de l’Arize. En effet, les études interdisciplinaires ont rendu lisibles et exploitables des indices morphologiques et sédimentaires à peine perceptibles à l’extérieur. L’analyse des vestiges archéologiques considérés dans leur contexte sédimentaire et morphokarstique met ainsi en évidence le rôle de la taphonomie différentielle dans leur conservation et devient une clé de lecture essentielle pour l’interprétation des « vides archéologiques », de l’échelle du site jusqu’à celle des vallées du piémont nord-pyrénéen.

Céline Pallier. Quand une grotte devient archive. Décrypter les paysages et les occupations humaines du Paléolithique supérieur par l’approche géoarchéologique, l’exemple de la grotte du Mas d’Azil et de la vallée de l’Arize (Pyrénées, France). Société préhistorique française; Fédération Française de Spéléologie, 180 p., 2026, Mémoires de la Société préhistorique française 75 / Karstologia mémoires 30, 978-2-95883-824-9. ⟨hal-05667994

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