Travaux et Recherches Archéologiques
sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés
UMR 5608 T.R.A.C.E.S

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Missions archéologiques en Espagne


Intitulé : Mines et métallurgie du plomb-argent de la sierra de Carthagène (Murcie-Espagne) à l'époque romaine. Le secteur du Cabezo del Pino (Cartagena-La Unión)
Responsable : Christian RICO, Maître de conférences université Toulouse Jean Jaurès (TRACES).

Ce programme est financé depuis 2008 par la Casa de Velázquez depuis 2008, et par la Commission des fouilles du ministère des Affaires étrangères pour la période 2011-2015.

La Sierra de Carthagène, à 7 km à l’est de la cité antique, fut le premier district métallifère contrôlé par les Romains dans la péninsule Ibérique à la fin du IIIe s. av. J.-C. et l’objet d’une exploitation intensive pendant toute la fin de l’époque républicaine (IIe-Ier s. av. J.-C. et début du Haut-Empire). Le programme vise à renouveler profondément nos connaissances sur une activité économique stratégique longtemps négligée par la recherche locale. Il s’appuie d’une part sur l’étude d’une grande mine de galène argentifère restée en grande partie intacte depuis l’Antiquité (prospection, relevé topographique, fouilles) et d’autre part sur la fouille, dans le même secteur, d’un complexe d’ateliers de préparation et de traitement du minerai des IIe-Ier s. av. J.-C. et Ier s. apr. J.-C. Ce dernier site correspond très certainement à une concession d’une des nombreuses entreprises minières d’origine italienne venues s’installer dès le IIe s. dans la région. Toutes les phases de la chaîne opératoire y sont en effet représentées, de l’extraction à la production des métaux convoités (plomb et argent) en passant par la préparation minéralurgique (lavage et enrichissement du minerai).

Du laboratoire TRACES, participent aux recherches Jean-Marc Fabre (responsable des travaux en souterrain) et Sandrine Baron (géochimie). L’équipe comprend une quinzaine de fouilleurs, formés aux techniques de l’archéologie minière et métallurgique, des étudiants des universités de Murcie et de Toulouse Jean Jaurès.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://www.casadevelazquez.org/recherche-scientifique/fouilles-archeologiques/carthagene/presentation-et-objectifs/


Intitulé : Analyse, documentation et contextualisation des manifestations graphiques préhistoriques de Valltorta-Gassulla (Castelló, Espagne)
Responsable : Esther LÓPEZ-MONTALVO, chercheure postdoctorale « Marie Curie » (TRACES).

Mission dirigée par Esther López-Montalvo, en collaboration avec Valentín Villaverde de l’Université de Valence (Espagne). Ce programme de recherche est financé par le programme « NEOSOCWESTMED » (2014-2016) des « Marie Curie Actions of the European Research Council » ainsi que par le programme « PROMETEO » du gouvernement de Valence.
La région de Valltorta-Gassulla abrite plus de 70 sites ornés avec des motifs schématiques et levantins, horizons graphiques qu’on attribue aux sociétés néolithiques. Sa position géographique, à l’intérieur des terres du bassin méditerranéen, fait de Valltorta-Gassulla un laboratoire exceptionnel pour mieux comprendre l’expansion et la consolidation des sociétés productrices, leurs réseaux de communication et de circulation et leur conception économique et symbolique du paysage.
Ce programme vise à renouveler nos connaissances des sociétés néolithiques par une approche intégrée de leur contexte graphique et archéologique. Pour cela, nous avons mis en place un nouveau protocole multidisciplinaire d’analyse et de documentation des manifestations graphiques qui nous permet d’exploiter au maximum l’information fournie par ces graphies.
Trois aspects doivent être soulignés à ce propos : c) l’incorporation de la notion de « chaîne opératoire » dans nos analyses, ce qui nous permet d’obtenir une caractérisation plus précise des phases stylistiques ainsi que de mettre en relation ces productions graphiques et la société ; b) une approche anthropologique des thèmes représentés (activités économiques et sociales ; culture matérielle ; etc.) favorisant une meilleure compréhension de l’organisation sociale et économique ; et c) une analyse comparée avec les données archéologiques.
Le défi est de caractériser le processus d’implantation et de développement des sociétés productrices dans ces terres de l’intérieur par une analyse du contexte graphique et matériel, en accordant un rôle prioritaire aux données fournies par les manifestations graphiques pariétales qui ont été toujours écartées du débat.

L’équipe comprend des archéologues (E. López-Montalvo, TRACES ; V. Villaverde, Univ. Valence, des archéomètres (C. Roldán, Univ. Valence; E. Badal, Univ. Valence ; J. del Hoyo (National Museum in Krakow, Pologne), des topographes (J.L. Lerma, M. Cabrelles, B. Blasco, UPV-Valence) et, pour les datations : A. Bonneau (U. de Montréal, Canada).


Intitulé : Silla del Papa 
Responsable : Pierre MORET, directeur de recherche CNRS – UMR 5608 TRACES.

Ce programme fait partie de la mission « Phéniciens, Grecs et Ibères d'Alicante à Cadix », financée par la Commission des fouilles du ministère des Affaires étrangères pour la période 2014-2017. Le projet Silla del Papa est également soutenu par la Casa de Velázquez depuis 2014. Partenaires en Espagne : Junta de Andalucía, Conjunto Arqueológico de Baelo Claudia, Universidad de Alicante, Universidad de Sevilla.
Site clé de la rive nord du détroit de Gibraltar, l’oppidum de la Silla del Papa fut occupé pendant tout le premier millénaire avant notre ère. En relation constante avec les populations de la rive opposée, cet établissement de hauteur fut successivement en contact avec les Phéniciens, les Carthaginois puis les Romains. Il développa une forme d’urbanisme particulièrement originale que l’on peut étudier dans sa globalité — cas unique dans le sud de l’Espagne — grâce à l’absence d’une réoccupation moderne. Le site connut une dernière occupation, beaucoup plus modeste, entre le VIe et le IXe siècle de notre ère.
Trois secteurs font l’objet de fouilles depuis 2014 : une nécropole de la fin de l’âge du Fer, dont les monuments funéraires sont d’un type hybride, sans parallèles connus ailleurs en Espagne ; des maisons à plusieurs étages adossées aux parois rocheuse dans la partie centrale du site ; et enfin une zone extra muros qui a livré à la fois les restes d’une occupation du Bronze Final précolonial et une église wisigothique abandonnée au début de l’époque émirale.

Du laboratoire TRACES, participent aux recherches Stéphanie Adroit, Jean-Marc Fabre, Florian Gonzalez  et Bastien Lefebvre.
Pour en savoir plus :
http://blogs.univ-tlse2.fr/archeostraits/fr
https://www.casadevelazquez.org/recherche-scientifique/fouilles-archeologiques/silla-del-papa/presentation-et-objectifs/


Intitulé : ARCHEOSTRAITS - Espaces protohistoriques du détroit de Gibraltar: les territoires de la Silla del Papa et de Los Castillejos de Alcorrín (IXe – Ier siècle av. J.-C.).
Programme franco-allemand FRAL 2013 SHS3, 2014-2017. Responsable pour la partie ANR : Pierre MORET, directeur de recherche CNRS – UMR 5608 TRACES ; pour la partie DFG : Dirce MARZOLI, directrice de la section de Madrid de l’Institut archéologique allemand (DAI). Ce programme financé par l’ANR et la DFG a comme partenaires en Allemagne l’université de Cologne pour le volet géoarchéologique (Helmut Brückner), et en Espagne l’université d’Alicante (Ignasi Grau, Fernando Prados).

Complémentaire de la mission MAE présentée ci-dessus, ce programme franco-allemand a pour objectif l’étude des territoires des deux plus grandes agglomérations protohistoriques de la rive nord du détroit de Gibraltar, distantes l’une de l’autre de 40 km : La Silla del Papa à Tarifa (Cádiz) et Los Castillejos de Alcorrín à Manilva (Málaga). Ces deux sites de hauteur, fondés à l’époque des premiers établissements coloniaux phéniciens en Occident, contrôlaient un espace littoral tout en étant eux-mêmes situés en retrait de la côte. Tous deux suscitent les mêmes interrogations sur la structuration des territoires dans un espace fortement compartimenté, sur la tension entre vocation maritime et préoccupations défensives, sur la complémentarité entre exploitation des ressources halieutiques et terroir agropastoral. Enfin, l’un et l’autre abritaient des communautés mixtes, à composantes phénicienne et indigène mêlées.
Ce travail s’effectuera dans une démarche de géoarchéologie et d’archéologie spatiale, à plusieurs échelles, en s’appuyant sur les méthodes les plus avancées : acquisition de données spatiales par capteurs embarqués sur drone, complétées par des informations de subsurface obtenues via des méthodes géophysiques ainsi que par des séquences de forage.
L’objectif est d’approfondir en commun l’étude spatiale de ces sites dans leur environnement : délimitation précise de l’habitat, identifications de marqueurs territoriaux (tours, monuments funéraires), localisation des nécropoles, localisation des carrières, reconstruction du paléoenvironnement, mise en évidence des relations avec un site portuaire, évaluation des ressources agro-pastorales, estimation de la taille du terroir nécessaire. Les mêmes protocoles d’étude seront appliqués aux deux zones d’étude. La mise en commun des moyens techniques et des méthodologies des deux partenaires sera le maître mot de ce projet, dans un esprit de collaboration réellement intégrée.

Du laboratoire TRACES, participent aux recherches Carine Calastrenc, Jean-Marc Fabre et Nicolas Poirier, ainsi qu’Arnaud Ansart et Helena Jiménez.
Pour en savoir plus :
http://blogs.univ-tlse2.fr/archeostraits/fr
 


 

 

 

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