Travaux et Recherches Archéologiques
sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés
UMR 5608 T.R.A.C.E.S

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Projet scientifique 2015-2020

 
Le champ de TRACES est l’archéologie dans toute la richesse et la diversité de ses approches et de ses méthodes, sans limitation chronologique ou géographique. Ce spectre très large implique des démarches scientifiques qui, selon les lieux (Europe, Afrique, Amérique ou Asie), les périodes (du Paléolithique au début de l’époque moderne) et les contextes, recourent aux outils des sciences humaines (archéologie, histoire, épigraphie, philologie, anthropologie, épistémologie, ethnoarchéologie) et à ceux de l’écologie, des sciences du vivant, de la terre et des matériaux. L’ouverture de l’arc chronologique et des horizons géographiques met ainsi en contact au sein de l’UMR des disciplines qui habituellement ne se parlent pas. Mais c’est surtout sur le plan méthodologique, par l’expérience partagée du terrain et dans un souci commun d’axer leur réflexion sur la production de données primaires, que les membres de l’unité ont noué au fil des ans un dialogue fécond.

Pour ce qui relève de son activité scientifique, l’UMR est structurée en équipes. Pour le contrat quinquennal 2016-2020, la structuration scientifique du laboratoire TRACES est la suivante :
 
1. Équipe SMP3C « Sociétés et Milieux des Populations de Chasseurs-Cueilleurs-Collecteurs ».
Responsables : Sandrine Costamagno et Nicolas Teyssandier.

L’équipe SMP3C a pour ambition première une réflexion sur la longue durée visant à éclairer les moteurs de l’évolution technique, économique, sociale et culturelle des sociétés humaines tout au long du Paléolithique. L’ancrage géographique est volontairement large, et la démarche générale s’appuie sur l’articulation entre technologie comparée des cultures matérielles et symboliques et exploitation globale des ressources animales, ces différents éléments étant restitués dans leurs contextes géo-archéologiques. En couvrant des terrains sur plusieurs continents, l’équipe peut prendre en compte des trajectoires culturelles distinctes au sein de milieux contrastés, permettant ainsi de réfléchir aux différents déterminismes impliqués dans l’évolution des sociétés humaines. Cette démarche interdisciplinaire vise 1) à identifier des moments de basculement technique et/ou socioéconomique puis 2) à les interpréter au regard des contextes environnementaux au sein desquels ils se produisent.
 
2. Équipe PRBM « Préhistoire Récente du Bassin Méditerranéen ».
Responsables : Claire Manen et Jessie Cauliez.

L’équipe PRBM fonde ses travaux sur l’analyse des trajectoires historiques des sociétés du début de l’Holocène au sein d’une vaste zone géographique centrée sur la Méditerranée. Au travers de recherches solidement ancrées dans la production de données nouvelles, elle participe activement à la restitution des modèles de mutations économiques, technologiques et sociales qui jalonnent l’évolution arythmique des dernières communautés de chasseurs-cueilleurs et des sociétés agro-pastorales, à l’orée des développements métallurgiques, urbains ou étatiques. L’équipe PRBM s’inscrit ainsi dans la continuité des problématiques de recherche remarquablement développées depuis plusieurs décennies sous l’égide de Jean Guilaine, élu en 2011 membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et Professeur honoraire au Collège de France.
 
3. Équipe RHAdAMANTE « Recherches en Histoire et Archéologie des Âges des Métaux et de l’Antiquité en Europe ».
Responsables : Philippe Gardes et Pierre-Yves Milcent.

En écho à la figure de Rhadamante, héros civilisateur de la mythologie grecque, cette équipe poursuit l'objectif d'unir dans une même perspective de recherche des archéologues et historiens travaillant sur des aires chrono-culturelles différentes, mais se chevauchant : la Protohistoire et l'Antiquité romaine de l'Europe occidentale, du Bronze ancien aux royaumes romano-germaniques (XXIe s. av. J.-C. - Ve s. de notre ère).
 
4. Équipe TERRAE « Archéologie et histoire des sociétés médiévales méridionales ».
Responsables : Nelly Pousthomis-Dalle et Florent Hautefeuille.

Les points forts de la médiévistique toulousaine vont de la féodalité à l’histoire rurale, de la formation et des transformations des villes et villages à l’archéologie du bâti, de l’occupation du sol à la construction des territoires, de l’archéologie funéraire à l’histoire de la paroisse. L’objectif de TERRAE, au cours du prochain quinquennal, reste celui d’un questionnement interdisciplinaire, transversal et comparatif, sur les rapports des sociétés féodales à leur espace. L’équipe revendique un fort ancrage régional, à l’échelle d’un grand Sud-Ouest et de ses relations avec l’Espagne et l’Italie, ce qui n’exclut pas des missions et des collaborations avec les continents africain et asiatique.  La chronologie couverte est un temps long, qui court de la fin de l’Antiquité à la période moderne. Outre la redéfinition continue d’un horizon de recherche commun, ce sont aussi des moyens qui sont élaborés collectivement, à l’image d’une importante plateforme technique en imagerie.
 
5. Équipe METAL « Les Métaux. Economie et Technologie par l’Archéologie et le Laboratoire ».
Responsables : Sandrine Baron et Marie-Pierre Coustures.

L’équipe MÉTAL de TRACES conduit des recherches sur l’histoire et les modalités d’exploitation des mines, de la production des métaux et de la diffusion et de l’usage de ces derniers aux époques anciennes. L’équipe travaille sur divers territoires en Europe et en Afrique, de manière diachronique. La dynamique de recherche s’appuie de façon originale sur une équipe pluridisciplinaire qui réunit des historiens, des archéologues miniers et métallurgistes ainsi que des archéomètres.
 
6. Équipe Pôle Afrique « Archéologie et histoire de l’Afrique ».
Responsables : Laurent Bruxelles et Caroline Robion-Brunner.

L’équipe Pôle Afrique de TRACES est actuellement la seule équipe en France qui fédère des chercheurs, des enseignants-chercheurs et des doctorants travaillant sur l'histoire et l'archéologie des sociétés de l'Afrique ancienne. Cette équipe œuvre dans un très large champ chronologique (des premiers hominidés aux référentiels ethnographiques), géographique (du Maroc à l’Afrique du Sud en passant par le Sénégal et Djibouti) et disciplinaire (archéologie, géomorphologie, histoire, ethnoarchéologie, architecture). Sa cohérence lui vient d’une forte pluridisciplinarité, des spécificités de la pratique du terrain, du souci partagé de la réponse à la demande institutionnelle et sociale.
 
7. Atelier réflexif « Les Arts et la couleur. Préhistoire, Protohistoire, Antiquité, Moyen Âge ».
Responsables : Camille Bourdier et Alexandra Dardenay.

L'atelier « Les arts et la couleur. Préhistoire, Protohistoire, Antiquité, Moyen Âge » se veut un lieu de réflexion pour développements méthodologiques et conceptuels en art. Inscrit dans la diachronie, il couvre les périodes de la Préhistoire, de la Protohistoire, de l'Antiquité et du Moyen Âge. Le champ géographique concerne principalement l'Europe Occidentale et l'Afrique, mais des ouvertures vers d'autres espaces sont envisagées en fonction de l'évolution de l'atelier et de ses participants. Le point fort est que le vivier au sein de TRACES est suffisamment fourni et cohérent pour lancer une dynamique, amorcée par des enseignants chercheurs collaborant au sein du même département et en contact étroit avec les étudiants.
 
8. Atelier réflexif « Statuts et usages des archives de l’archéologie ».
Responsables : Noël Coye et Sandra Péré-Noguès.

Depuis quelques années, les archives de l’archéologie ont été au cœur de divers programmes de recherche au niveau national. Plusieurs de ces programmes et actions ont impliqué et impliquent des membres de TRACES, laboratoire qui a de la sorte acquis expérience et légitimité dans la thématique des archives de l’archéologie. C’est pour étoffer et structurer ces contributions, et pousser plus avant la constitution d’un objet réflexif « archives de l’archéologie », qu’est proposé aujourd’hui un projet visant à animer une recherche sur la thématique des archives de l’archéologie et pouvant prétendre, à moyen terme, fédérer de façon pérenne des centres de ressources dans ce domaine.


Le texte complet du projet de TRACES pour le contrat quinquennal 2016-2020 est accessible ici :

Le projet scientifique 2016-2020 [PDF - 2 Mo]

Les rapports d'activité de TRACES pour les périodes antérieures sont accessibles ici :

Bilan 2009-2014 [PDF - 3 Mo]


 

 

 

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