Responsables : Sandrine COSTAMAGNO et Isabelle CARRERE

Présentation
L’ostéothèque contient près de 200 squelettes et ossements isolés d’animaux, ainsi que des ouvrages et des manuels d’anatomie comparée. Les espèces représentées correspondent aux taxons retrouvés en contexte paléolithique et néolithique européen. On y trouve des ongulés glaciaires (renne), steppiques (cheval, bison), tempérés (cerf, daim, chevreuil, sanglier) et de montagne (bouquetin, isard) ainsi que plusieurs spécimens de carnivores (hyène, ours, loup, lynx…). Les espèces domestiques sont aussi nombreuses.

Pourquoi un espace dédié et quelle utilisation en archéologie :
Les vestiges fauniques retrouvés en contexte archéologique permettent de comprendre les relations entretenues entre humains et animaux tant du point de l’exploitation alimentaire ou technique que de considérations plus symboliques. L’ostéothèque est un outil indispensable aux archéozoologues et paléontologues pour identifier les espèces présentes sur les sites archéologiques, car, le plus souvent très fragmentés, ils sont particulièrement difficiles à déterminer sur la seule base de manuels.

Quelle évolution :
Une ostéothèque est un objet vivant. Elle est enrichie au fil du temps par l’acquisition d’espèces non présentes dans la collection de comparaison. Fonctionnant sur le principe de l’anatomie comparée, l’acquisition de plusieurs exemplaires d’une même espèce est essentielle pour pouvoir appréhender les différences intra individuelles. Une réflexion est actuellement en cours pour fournir des modèles numériques 3D des espèces courantes au Paléolithique. Cette interface numérique pourrait être mise à profit pour des déterminations sur le terrain (par exemple sites à l’étranger) mais aussi pour des espèces rares que peu d’ostéothèques possèdent.

 



Exemple de restes osseux de renne découverts sur le site magdalénien de Peyrazet (Lot)
Clichés V. Laroulandie & J.-M. Pétillon, DAO M. Langlais & V. Laroulandie