Travaux et Recherches Archéologiques
sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés
UMR 5608 T.R.A.C.E.S

du 7 février 2018 au 23 mai 2018
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Dernière conférence des mercredis de l'archéologie 2018 le 23 mai à 18h30 : "Lièvre, bison et... mammouth ? Diversité de l’alimentation carnée des chasseurs-cueilleurs gravettiens en France" par Jessica Lacarrière ! A ne pas manquer ! Inscrivez-vous rapidement !

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Les Mercredis de l'Archéologie 2018
"L'alimentation"

« A table ! » …  Sans que l’on puisse vraiment savoir qui le premier poussa ce cri peut-être venu du fond des âges –après tout, il existe bien des tables dolméniques ! - et alors que le non moins célèbre « lave-toi les mains » est vraisemblablement beaucoup plus tardif, la question de l’alimentation des populations anciennes est, toutes périodes confondues, un domaine aujourd’hui bien documenté par l’archéologie. S’intéresser à l’alimentation, c’est bien sûr d’abord essayer de savoir comment –et avec quoi- les populations du passé ont satisfait leurs besoins physiologiques élémentaires, ceux-là ayant d’ailleurs évolué au fil du temps depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours. Mais le filtre de l’alimentation raconte en fait bien d’autres histoires et derrière l’aspect strictement biologique se cachent aussi des dimensions techniques, sociales, culturelles et même symboliques de la plus haute importance : c’est ce que différents membres du laboratoire TRACES s’efforceront d’illustrer au  travers de ce nouveau cycle des Mercredis de l’Archéologie.
 

Se nourrir au Paléolithique
Par Sandrine Costamagno, Directrice de Recherche au CNRS – TRACES – UMR 5608
Mercredi 7 février | 18:30-20:00 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr
https://www.eventbrite.fr/e/billets-mercredis-de-larcheologie-se-nourrir-au-paleolithique-41576838443

Comment et à quel moment, nos lointains ancêtres sont-ils passés d’une alimentation végétale à une alimentation carnée ? Quelles sont les proies qu’ils chassaient puis consommaient ? Avaient-ils des préférences culinaires ou des tabous alimentaires ? Pour les périodes du Paléolithique, les restes osseux découverts dans les sites archéologiques sont les seuls témoins permettant de retracer l’alimentation carnée de nos ancêtres. Cette conférence sera l’occasion de présenter les différentes techniques utilisées par les préhistoriens pour « faire parler » le plus finement possible ces fragments du passé. En parallèle aux outils analytiques, une vaste enquête, qui nous mènera des premiers homininés d’Afrique aux derniers chasseurs-cueilleurs paléolithiques d’Europe, sera menée afin de dresser un bilan de l’alimentation humaine tout au long du Paléolithique.
 
Légende de l'illustration :  Exemple de restes osseux découverts sur le site magdalénien de Peyrazet (Lot) ou comment ces vestiges nous renseignent-ils sur l’alimentation des chasseurs-cueilleurs paléolithiques ? Clichés V. Laroulandie & J.-M. Pétillon, DAO M. Langlais & V. Laroulandie



Gastronomie et art de vivre: à la table des Grecs de Sicile et d’Italie du Sud
Par Sandra Péré-Noguès (MCF UT2J)
Mercredi 7 mars | 18:30-20:00 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr
https://www.eventbrite.fr/e/billets-mercredis-de-larcheo-a-la-table-des-grecs-de-sicile-et-ditalie-du-sud-41577136334

Si une cité a été l’un des pôles de la gastronomie, ce fut probablement Sybaris, colonie achéenne fondée sur la côte de la Basilicate actuelle (Italie du Sud). Les textes nous racontent que « si un cuisinier inventait de nouvelles et succulentes recettes, nul autre de ses confrères n’était autorisé à les mettre en pratique pendant une année, lui seul ayant le privilège de confectionner librement son plat : le but avoué de la chose était d’encourager les autres cuisiniers à se concurrencer dans la confection de mets toujours plus raffinés. » De fait, c’est aussi de cette région que proviennent de nombreux plats à poisson conservés dans plusieurs musées d’Europe. Ce goût pour la gastronomie était évidemment associé à un art de vivre qui privilégiait les banquets et les plaisirs. Sybaris ne fut pas la seule cité connue pour son attachement à la gastronomie puisqu’en Sicile, une cité comme Syracuse accueillait à la cour de ses dynastes des cuisiniers réputés dans tout le monde méditerranéen. Cet art de vivre fut pourtant dénoncé par leurs voisins égéens, la plupart évoquant la tryphè (luxe) de ces Grecs d’Occident, des Grecs installés sur les marges du monde barbare.

Légende de l'illustration : Plat à poisson apulien à figures rouges, v. 340 av. J.-C. Peintre de Karlsruhe 66/140. Altes Museum, Berlin. Photo : Bibi Saint-Pol, own work, 2008 via Wikimedia Commons CC BY-SA
 

La gastronomie d’Apicius, d’hier à aujourd’hui
Par Marie-Thérèse Marty, Ingénieure de recherche au CNRS
Mercredi 21 mars | 18:30-20:00 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr
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Initiatrice de la gastronomie romaine sur le site antique de Saint-Bertrand-de-Comminges, Marie-Thérèse Marty, ingénieur-archéologue au CNRS, retrace le partenariat scientifique et culinaire avec le chef Renzo Pedrazzini, qui a permis au restaurant « Le Lvgdvnvm » de devenir un haut-lieu du patrimoine culinaire antique. Vingt siècles après le célèbre gastronome Apicius, l’un des plus fastueux et inventifs de la Rome antique, comment recréer, dans le respect des recettes antiques, une cuisine savante, raffinée et singulière. Interprétations, essais culinaires et remise au goût du jour ont été nécessaires pour faire perdurer, à travers une palette parfumée de saveurs exotiques, un effet d’étrangeté défiant encore l’imagination… dans des recettes mêlant à l’envi l’onctueux, le saumuré, l’aromatique et le capiteux. Les nombreux ingrédients et accords de cette cuisine historique et artisanale sont en pleine résonnance avec les préoccupations diététiques actuelles. Ils constituent de plus un excellent outil pédagogique pour l’éveil du goût, en un mot une cuisine qui « dispense du bonheur » comme l’a écrit si joliment un jeune scolaire.


Le festin de Trimalcion
Par Jean-Marie Pailler
Mercredi 4 avril | 18:30-20:00 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr
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« Sur le plateau des hors-d'oeuvre était un petit âne en bronze de Corinthe portant un bissac qui contenait des olives blanches d’un côté, et de l'autre noires. Il avait sur le dos deux plats d'argent sur le bord desquels était gravé le nom de Trimalcion avec l’indication des poids de l'argent. Des surtouts en forme de ponts supportaient des loirs accommodés avec du miel et des pavots. Il y avait aussi, posées sur un gril d'argent, des saucisses grésillantes et, sous le gril, des prunes de Syrie avec des grains de grenade... »
Quel meilleur hors-d’œuvre à une présentation du festin de Trimalcion que... cette évocation par Pétrone, auteur sous Néron du Satyricon, des hors-d’œuvre du banquet donné par cet affranchi, caricature du parvenu. On y trouve un composé de vérité gastronomique, certes de haut vol, et de moquerie parodique : Trimalcion « affiche les prix », il est en retard à son dîner et prend la meilleure place, commettant ainsi trois impairs révélateurs. La conférence cherchera à illustrer ce mélange de réalisme concret et de satire grinçante dont Fellini, à sa manière, s’est souvenu.
 
Légende de l'illustration : Illustration du Festin de Trimalcion. Photo : Georges-Antoine Rochegrosse (1859–1938) (Bibliothèque gay), via Wikimedia Commons CC BY-SA




Lièvre, bison et... mammouth ? Diversité de l’alimentation carnée des chasseurs-cueilleurs gravettiens en France
Par J.  Lacarrière (post-doctorante, ARSCAN-UMR7041)
Mercredi 23 mai | 18:30-20:00 | Gratuit
Retrait des billets uniquement sur www.eventbrite.fr
www.eventbrite.fr/e/billets-mercredis-de-larcheo-lalimentation-carnee-des-chasseurs-cueilleurs-43969824930

Le Gravettien, est une chrono-culture de la Préhistoire que nous connaissons tous à travers les statuettes féminines de Lespugue ou bien encore celles de Brassempouy. Elle correspond à une longue période de temps allant de 32 jusqu’à 27 000 ans avant le présent et a été traversé par des changements climatiques importants allant de courts et brefs réchauffements jusqu’à de longues périodes de froid et d’aridification.
Tout au long de cette période, les chasseurs ont exploité les ressources de leurs environnements et notamment un gibier diversifié. Si le renne était la proie de prédilection, des animaux plus grands et plus dangereux (bison et peut-être mammouth) ou au contraire beaucoup plus petits mais plus rapides (lièvre) ont fait partie du tableau de chasse.  Nous discuterons de la signification de cette diversité ainsi que des stratégies de chasse mises en place pour les acquérir. Enfin, nous évoquerons des hypothèses concernant la conservation de ces ressources carnées et de leur éventuel traitement pour une consommation différée.



Chaque conférence nécessite un billet retiré sur le site Eventbrite.

https://saintraymond.toulouse.fr/Suivez-une-conference-au-musee-Saint-Raymond_a1100.html
Lieu(x) :
Musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse
Place Saint-Sernin
TOULOUSE
Tél. : 05 61 22 31 44
https://saintraymond.toulouse.fr/

 

 

 

 



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