Travaux et Recherches Archéologiques
sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés
UMR 5608 T.R.A.C.E.S

du 25 juin 2018 au 26 juin 2018

À l’heure où l’on s’interroge sur le lien social, sur l’influence de l’architecture dans les modes de vie et sur les relations entre les quartiers, la rencontre se propose d’aborder l’étude des « modes d’habiter » dans l’espace urbain à l’époque romaine.

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Rencontre internationale, Rome, 25-26 juin 2018
"Anthropologie de l’habitat romain / Anthropology of Roman Housing"


À l’heure où l’on s’interroge sur le lien social, sur l’influence de l’architecture dans les modes de vie et sur les relations entre les quartiers, la rencontre se propose d’aborder l’étude des « modes d’habiter » dans l’espace urbain à l’époque romaine.
C’est en suivant l’autorité de Vitruve, notamment, que les études sur l’habitat romain envisagent la maison essentiellement comme espace de représentation ou de mise en scène, en se focalisant sur la maison des élites et excluant de facto l’essentiel des habitations. Ces dernières années, la dénonciation des limites de la terminologie vitruvienne dans la dénomination des espaces de la domus et la structuration de l’espace domestique revient régulièrement sous la plume des chercheurs, mais sans que des alternatives pleinement satisfaisantes y aient été apportées. Deux axes principaux de recherche ressortent de la littérature scientifique actuelle : d’une part, les questions de planimétrie, de typologie, de dénomination des espaces, de juridiction (rapports entre droit romain et construction privée) : d’autre part, la place de la culture matérielle dans l’espace domestique et son rôle dans la définition de la fonction des espaces.
Pourtant, une grande partie de l’habitat urbain d’époque romain attend toujours une étude globale, non seulement architecturale mais aussi et surtout sociologique et anthropologique. Diverses approches ou objets suscitent par ailleurs un intérêt croissant : les gender studies, l’analyse des sanitaires domestiques, les odeurs dans la maison, l’analyse des mouvements dans l’espace domestique, la vie « matérielle » des esclaves, la saisonnalité de l’occupation des espaces etc. Il faut y ajouter la question de l’articulation entre vie privée et vie professionnelle, notamment chez les plus modestes des plébéiens, et la porosité partielle, contrainte ou volontaire, entre elles dans les espaces d’habitat reste à encore approfondir. L’approche anthropologique sur l’habitat antique permet de questionner les interdépendances entre les membres de la familia et leurs habitations, ouvrant ainsi l’enquête sur plusieurs aspects d’histoire sociale, comme par exemple la vie conjugale, les stratégies de cohabitations entre agnats et membres de la familia ou les décisions de fractionnement ou de fusion du patrimoine.

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ORGANISATEURS
Alexandra Dardenay, Université Toulouse Jean Jaurès-TRACES
Nicolas Laubry, École française de Rome

CONTACTS / École française de Rome
Nicolas Laubry, Directeur des études pour l’Antiquité
Giulia Cirenei, Assistante scientifique pour l’Antiquité

 

Lieu(x) :
École française de Rome
Piazza Farnese, 67
00186 Roma
Italia
T. +39 06 68 60 12 32
secrant@efrome.it

 

 

 

 



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