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Référentiels pétroarchéologiques, gîtes, carrières, extraction
Coordinateurs : P. Chalard, T. Briand, S. Lacombe et C. Servelle
Correspondant web : N. Valdeyron
Ce programme a considérablement évolué depuis l'exercice précédent tant dans ses intitulés (2003-2006 : « caractérisation des ressources minérales et économies préhistoriques » ; 2007-2010 : « Référentiels pétroarchéologiques, gîtes, carrières, extraction ») que dans ses objectifs puisqu'il a été décidé en 2007 que l'exploitation des données pétroarchéologiques selon une perspective palethnologique (notion de circulation des matières premières, de territoires d'exploitation et de mobilité des groupes humains) se ferait au profit des axes 1, 3 et 4. Ainsi la finalité principale de ce programme modifié devient la seule constitution de la lithothèque régionale avec comme corollaire le développement des investigations de terrain (prospections) et des analyses en laboratoire (minéralogie, micropaléontologie, géochimie).
L'apport majeur de ces dernières années demeure la poursuite des prospections afin d'identifier les ressources utilisées au cours de la préhistoire principalement. Si le silex est la matière première privilégiée par les chercheurs (Quercy : L. Bruxelles et alii, P. Fouéré ; Piémont Pyrénéen et Chalosse : F. Bon et alii, P. Foucher et alii, S. Lacombe, C. Normand), il convient de souligner l'investissement important relatif à l'étude des autres matériaux entre Massif Central et Pyrénées (C. Servelle) mais aussi plus localement dans le Gers (D. Millet) et dans le couloir garonnais (L. Bruxelles et alii, D. Colonge). Au cours de missions à l'étranger, une approche pétroarchéologique a pu être développée pour certaines matières premières comme l'obsidienne en Arménie (travaux de D. Colonge en cours sur le Paléolithique moyen) et en Ethiopie (travaux F. Bon et alii en cours sur le MSA et le LSA).
La mise en place d'analyses géochimiques et micropaléontologiques fines reste ponctuelle. On doit à S. Lacombe une campagne de caractérisation des sources de silex du Paléocène dans les Petites Pyrénées (spectrométrie de masse par ICP et LA-ICP) et de matériaux crétacés (Bergeracois et Grand Pressigny) par la méthode XRF. Ce chercheur contribue également à la caractérisation de silex péruviens selon cette dernière approche. Par ailleurs, les résultats de travaux s'appuyant sur une étude micropaléontologique des silex à lepidorbitoides du bassin aquitain (P. Foucher et alii) ont ouvert un réel débat contradictoire au sein de l'équipe sur la qualité informative de ces traceurs lithologiques que l'on retrouve en Chalosse et dans les Petites Pyrénées.
Enfin, l'accumulation de données (échantillons géologiques et résultats d'analyses) a conduit naturellement à s'interroger sur l'architecture définitive de la lithothèque régionale (localisation des échantillons, constitution d'une base de données, diffusion de l'information via le WEB). Ce travail en cours a été confié à T. Briand (inventaire numérique, élaboration d'une base de données MySql, réflexion sur la mise en ligne de la lithothèque). A ce jour, seule une partie des échantillons géologiques en silex est conservée dans le laboratoire TRACES (locaux UTM et EHESS). Le manque de place interdit pour l'instant de réunir l'ensemble de la lithothèque (silex et autres matériaux) en un seul lieu.
A l'évidence, le programme transversal « Référentiels pétroarchéologiques, gîtes, carrières, extraction » se doit de conforter ses orientation méthodologiques (analyses minéralogiques, micropaléontologiques et géochimiques) via des partenariats institutionnels afin d'assurer un développement viable des études engagées ou à programmer. Le recrutement de S. Lacombe à l'Université de Bighamton (Etat de New York) et la préparation d'une convention entre l'UTM (N. Valdeyron, P. Chalard coord.) et l'université de Montréal (Adrian L. Burke) augurent d'échanges internationaux fructueux dans ces domaines. Il est impératif de mettre également en œuvre des collaborations avec l'université de Toulouse III (laboratoire LMTG) dans le cadre du PRES de Toulouse. De plus, les contacts établis entre autres avec les responsables des lithothèques des laboratoires PACEA de Bordeaux, LAMPEA d'Aix-en-Provence, du CERP de Barcelone permettent d'envisager à moyen terme une mise en réseau de ces différents outils.


